Publications scientifiques
Rétention de Escherichia coli d'un eau d'infiltration en sol équatorial au Cameroun (Afrique Centrale) : Rôle de divers horizons de sol
Auteurs
Université de Yaoundé I
Autres auteurs
M. Nola
T. Nijne
Claude Boutin
Publications scientifiques
M. Nola
T. Nijne
Claude Boutin
Mohammed Messouli
Pierre Servais
Serge Hubert Zébazé Togouet
Norbert Kemka
Dépôt institutionnel de l'Université libre de Bruxelles (Université Libre de Bruxelles)
La capacité de rétention des sols et la composition chimique de l’eau d’infiltration peuvent influencer le transfert dans le sol des espèces microbiennes contenues dans ces eaux. Une étude a été réalisée au laboratoire sur le rôle de divers horizons d’un sol tropical dans la rétention d’Escherichia coli contenu dans une eau d’infiltration. Il en ressort qu’en l’absence de tout composé organique biodégradable dans l’eau, les particules de sol adsorbent les cellules bactériennes, cette adsorption se poursuivant durant toute la durée de l’incubation au laboratoire (300 minutes). La vitesse de rétention de E. coli augmente des horizons supérieurs de sol aux horizons profonds. En présence d’un substrat organique biodégradable (la peptone), il se produit en plus de l’adsorption des cellules de E. coli sur les particules de sol, une multiplication cellulaire qui entraîne un accroissement du nombre de cellules après la première phase d’adsorption. Le taux de croissance apparent varie d’un horizon de sol à l’autre, et est relativement plus élevé dans les horizons supérieurs de sol. Les eaux souterraines devraient plus pauvres en bactéries indicatrices de contamination fécale dans les régions où les eaux d’infiltration contiennent peu de substrats biodégradables et/ou les horizons profonds du sol ont des épaisseurs relativement élevées.