Scientific publications
Pratiques agricoles et épidémiologie du paludisme en zone soudano-sahélienne du Cameroun (opens in a new tab)
Authors
University of Yaoundé I
Joseph Lebel Tamesse
Scientific publications
Joseph Lebel Tamesse
Jean Atangana* (Corresponding author)
Étienne Fondjo
Bulletin de la Société de pathologie exotique
Une étude comparative a été réalisée sur la dynamique de la transmission du paludisme dans le village de Mokolo-Douvar, situé en zone rurale d’agriculture traditionnelle, et celui de Gounougou, zone rizicole irriguée, en 2004, en août et novembre, et en 2006, en mai et octobre, dans l’objectif de mesurer le comportement des vecteurs, le taux d’inoculation entomologique (TIE) et la prévalence du paludisme au sein d’une cohorte d’enfants âgés de 0 à 15 ans. Les moustiques ont été collectés par deux méthodes de capture complémentaires: la capture nocturne sur volontaires humains et la capture diurne au pyrèthre. Un total de 5 961 moustiques ont été collectés au cours de cette étude. Les anophèles collectés étaient: Anopheles gambiae s.s, Anopheles arabiensis, Anopheles funestus, Anopheles pharoensis, Anopheles rufipes, Anopheles ziemanni et Anopheles squamosus. A. arabiensis était l’espèce majeure (56,2 %) et le vecteur majeur du paludisme dans les deux sites, suivi d’A. funestus (32,6 %). Le TIE était élevé dans la zone rizicole de Gounougou (1,42 piqûres infectées par homme par nuit [pi/h/n]), tandis qu’en zone non irriguée de Mokolo-Douvar, le TIE était bas en saison des pluies (0,245 pi/h/n). À Gounougou, un total de 655 enfants ont été examinés. L’indice plasmodique (IP) moyen était de 21,1 %. Il en résulte que les changements intervenus dans l’exploitation rizicole irriguée et la mise en place des barrages ont influencé la dynamique de la transmission du paludisme, d’où la nécessité de prendre des mesures de contrôle facilement adaptables à l’environnement éco-épidémiologique de la région.